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Brussels Police Trafficking in Guns

Trafic d'armes à la police: Limogeage du chef du service armes de la police d'Uccle, Auderghem et Watermael-Boitsfort!

La Derniere Heure (Brussels)

2 November 2005

Relevant contents

[Translated summary: In Brussels, a senior police firearms section officer is suspended for gun trafficking, while others are investigated after firearms voluntarily surrendered for destruction by citizens were instead sold by police].

UCCLE - Enquête pour trafic d'armes au sein de la zone de police 5342 (qui couvre Uccle, Auderghem et Watermael-Boitsfort). Le chef du service armes, le commissaire J. L., est mis de côté et interdit jusqu'à nouvel ordre de mettre les pieds dans les commissariats de sa zone. Le parquet de Bruxelles (substitute Mme Laure Wijnants) a ouvert un dossier. Des policiers sont entendus comme témoins. L'enquête, que mène l'Inspection interne, ne porte pas sur des armes de service mais sur les armes récupérées ces dernières années auprès des habitants des trois communes bruxelloises, notamment lorsque la déclaration d'arme a été rendue obligatoire. Vice-président du SLFP (Syndicat libéral de la fonction publique), Alain Ysebaert dénonce un héritage du passé et de pratiques qui ont continué à Uccle, Auderghem et Watermael. Pour M. Ysebaert, la police 5342 est une des zones qui sont restées si fortement inféodées au pouvoir politique que la direction n'a pas eu les moyens de s'adapter à la réforme. «Sans le politique, la police des polices serait tombée depuis longtemps sur cette affaire de faux, d'usage et de trafic d'armes».

Prenons le cas d'un Ucclois grand amateur d'armes, et de son épouse qui ne partage pas la passion de son mari. Au décès du mari, il est fréquent que l'épouse propose à la police de récupérer des armes qu'elle ne souhaite pas conserver. Elle fait ce qu'on appelle un abandon volontaire. Le trafic dénoncé à Uccle porte sur ces armes. Il semble que des policiers seraient devenus vendeurs et en aient fait du commerce.

Tout est parti de dénonciations faites en interne par des policiers. Comme chef de zone, le commissaire Thierry Gillis a dû prendre l'initiative de s'adresser au parquet. «On est effectivement en train de bosser depuis tout un temps sur une affaire importante dont je ne dirai rien.» Pour le surplus, le commissaire renvoie «aux informations du parquet».

Thierry Gillis s'inquiète de la fuite tandis que des policiers s'étonnent que l'affaire ne se soit pas ébruitée, »vu le nombre de policiers au courant et la décision qui a été prise de limoger le responsable du service armement, le commissaire aux ordres du divisionnaire Christian Mosselmans».

Loin d'un cas isolé, il est bien question d'une enquête globale sur «la gestion de ce service» et de la découverte de pratiques «invraisemblables» et qui duraient «depuis plusieurs années». Et qui vaut donc à ce commissaire J. L., un ancien de Watermael-Boitsfort, d'être officiellement «en congé de maladie». En fait, une note interne lui interdit jusqu'à nouvel ordre de fréquenter tous les commissariats de sa zone.

ID: N218

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